Ce qu'il y a derriere la pate

D'abord, tu ne vois que la laideur: elle te repousse, elle t'abjecte. Mais derriere la pate, tu ne vois rien.
Rien de la douleur. Un cris etouffe par le blusch. Des tripes embourbees dans l'eye liner. Le fond de tein en fond d'ecran.
Et tu ne vois rien
Regard squeletique. Le battement de cil regle a la minute, le rictus latexise par l'habitude nerveuse. Et tu en oublies l'intention de sourire.










"ouais mais quand meme...-
-quoi?-
-ben quand meme-
-...-
-il avait des chevreils dans son jardin et des fleurs devant sa fenetre et des gardiens pour empecher ses chevreils de manger ses fleurs de devant sa fenetre-
-ouais, c'est pas faux-
-comment tu sais que c'est pas faux?-
-ben j'sais pas, c'est c'qu'on raconte-
-ouais mais il t'as pas invite a venir dans son jardin regarder ses gardes empecher ses fleurs de se faire brouter par ses chevreils, alors tu peux pas savoir-
-ben c'est toi qui a commence a en parler, j'te signale-
-ben voyons. la faute a qui? la faute a Bibi-
-oh tu m'emmerde. et puis on s'en fout de ses problemes zchyzophrenique de plate bande. de toute facon il est mort-
-c'est d'ailleurs le meilleur coup de pub qu'il est fait de toute sa vie, sa mort. pas vrai?-
-qui eu cru qu'un jour feu le roi de la pop me pousserait a ecrire ici?"
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# Posté le samedi 17 octobre 2009 02:56

Peut etre un abandon

Peut etre un abandon
Peut etre un abandon
du Cocon, tout d'abord
de la Charles-Magnia, ensuite
de la France millenaire, Francs et franche, familiaire fourmiliaire
de l'habitueux carcan
...
contre un nouveau carquois.
Des accents aussi.











Peut etre un abandon oui
celui d'une vieille peau pour une neuve:
Amerique
me voici




et, qui dit changement d'habitat dit changement d'habitude: depotoire attitre devient carnet de voyage
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 13:57

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 15:49

Le vieux, le pigeon et moi

"Il y eut un frisson de l'air.
Se détachant de la cime du grand cèdre, un oiseau est venu se poser sur l'épaule du vieillard et je crus reconnaître, miniaturisé, l'ange malicieux qui m'avait visité.
Tous les trois, l'oiseau, le vieil homme et moi, nous avons ri, nous avons ri longtemps, longtemps...
Le fou rire, quoi!"


Claude Nougaro, "Plume d'Ange"



Le vieux, le pigeon et moi
Une longue histoire. Celle d'une bataille. D'une question dans le vide. D'un echo abyssal.
Pari pascalien rivé au chaussures. Education religieuse au presse purée. Mythologie grecque en arrière plan. Tribunal clique religieuse à l'emporte-pièce: sectarisme pédophilie fanatisme dogmatisme en rond de bosse et autres moins avoués. Philosophie? Spiritualisme? Religion?

Existentialisme nerveux: petite corniche crispée sous les ongles usés. Dernière paterre défaite où se raccrocher. Après? le vide et le bénéfice du doute. "Souviens-toi qu'il y a toujours une corde au bout du mur" disait-elle, par mégarde. On sentait pourtant. Que se n'était qu'un ersatz. Un os à ronger pour ne pas perdre pieds.
D'où le pari pascalien, peut être? Mais lequel ... autant de choix que de fous

Et puis la petite lueur. Le petit morceau du. La pièce du hasard, bienveillante et nébuleuse. On ne cherche plus. Ou plus avec cette fébrilité fragile et épileptique. C'est devenu magnétique. Là, grelotant dans un coffre de voiture recouvert de couverture cramoisie, on comprend. Sans dogme ni dieux ni gourou, sans croyance ni espoir. on se contente de croire




"Le corbeau croasse/ Et l'herbe croit/ Le crapaud coasse/ Et moi je crois"

Claude Nougaro, "Je crois"


Le Triangle: trois en un:
Le vieux, le pigeon et moi...
Le vieux, le pigeon et moi
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# Posté le mardi 08 septembre 2009 05:32

Modifié le mardi 08 septembre 2009 11:07

Une hirondelle a fait le prim temps

Une hirondelle a fait le prim temps
Vois-tu l'ombre du premier article? C'est une hirondelle. Rondelle gironde et ronde dentelle. Ailes édentées et carré rond.

Elle volait seule. Seule avec son ombre. Seule avec son nombre: un. Elle flotte. Tâche esseulée sur la surface du papier. Bribe d'idée brumant l'horizon. Une hirondelle des premiers temps. C'est elle qui a fait le printemps. C'est elle la source on la boit elle s'écoule, poreuse vaporeuse. Quand on y pense elle est loin. maintenant. On y repense pourtant. Et puis on passe à autre chose. On redécouvre le reste. Cette photo oubliée qui n'est pas de nous. Qui est venue avant nous. Vieille de 20 ans ou 200, quelle différence? Elle nous rappel qu'ils ont été jeunes. Qu'ils ont été amants. Qu'il n'en reste plus que des photos. Bouts de papier traités chimiquement. Raclures de sels d'argents cramés. Négatif de nature morte fossile. Elle a veilli. Pris des rides. Il est parti. S'est aigri. On y repense. pourtant.

La petite femme referme l'album corné. Elle se sent vide triste et légère. Petite enveloppe craquelée. Cardiaque et violée. L'intimité perdue. La jeunesse glacée. Les souvenirs croutés. Les articulations roides. La goutte aux doigts et les yeux vernis. Ces petits souliers bien alignés clignent d'un oeil malade. Leurs boucles polies ploient sous les lacets. Elle les regarde doucement, de peur de les réveiller. Ses souvenirs enfouis restent dans l'album: ils ne lui appartiennent plus que par intermitence. et c'est bien mieux comme ça. Ils sont vieux et fragiles, toussent la poussière et les gaussements ridés. Ils la rendraient malade.
Alors elle ouvre l'album corné. Elle lui rend visite de temps en temps. Histoire de se remémorer de belles nuits noirs et des tâches de chocolat. Elle levait un doigt interrogateur, séparant joliment sa face ouvragée. Une fleur à la main, elle jouait l'espoir, casquette en tête et casse tête enfouis. Ils lui murmurent le chemin de sa vie. et elle s'endore apaisée.


Cette photo n'est pas la mienne. Elle appartient à un autre temps. Et c'est pour ça qu'elle est si belle.

# Posté le mercredi 26 août 2009 11:40

Modifié le mercredi 26 août 2009 12:12

Avant que j'oublie

Avant que j'oublie
J'ai fait un rêve: je le consigne ici avant de l'oublier

























































Il faut que j'aille en Corse: c'est plus simple comme ça
Et puis ça facilite mon départ pour l'Amérique.
Je suis dans le ferry avec Annabelle et Léo (deux nuits que je les croise ces deux-là)
à fond de calle:
C'est glauque, mais sympathique.
Et dire qu'Anabelle à pris l'avion la dernière fois
...élipse...
Je suis au camping avec mon frère et ma mère
Sur des petits vélos le long de la mer
La piste est étroite on touche presque l'eau
mais il n'y a pas de vagues
-presque-
On pédale on pédale: rendez-vous avec Yves Fredérique Ninie Annabelle dans un petit village sans nom
On se trompe de chemin parce que je refuse de lire les panneaux
Se retrouve tout naturellement à creuser une sorte de cave désafectée à flan de colline...
...pour se retrouver couillon en plein milieux du repas familio-dominical d'une brochette corse
Expulsés gentillement
Reprend route
Bloqués par marée
...élipse...
Il faut qu'on se dépêche
Yves nous attend dans son magasin et le sel colle encore à nos maillots
On ne se presse pourtant pas
On sait qu'il faut se dépêcher mais
la tête coupée en deux, la dualité retarde.
Julie et Annabelle -redevenue primaire- ne s'entendent pas
Je fais l'autruche niaise.
Je suis gênée de constater les traces de sables que mes pieds laissent sur le carrelage impécable
Le magasin est tellement grand tellement blanc tellement propre
et tellement vide!
Je me dis qu'une femme attirerait le monde:
Je me poste nonchalement contre le chambranle: vue sur le quais
Deux filles ignorantes de ma présence rende mon entreprise vétuste
Je change de belvedere, rencontre d'autres obstacles.
Yves m'observe
sécrie:
"Venez les filles! on va voir le Grand Evenement!"
Bousculade souriante vers la troisième sortie
On s'arrête
Pour voir la masse s'agglutiner vers la digue ensablée
"C'est la grande marée! le lac va déborder!"
On court à celle qui arrivera en premier:
m'emmêle les pinceaux et perd ma tong.
Je rigole et essaye de la remettre.
arrive pas arrive pas
S'est détachée quand je courrais
S'est remise byzarement
Ai maintenant deux tong gauches.
...élipse...
Redevenue primaire
avec Annabelle et Pauline.
Débat philosophique avec maternels
Petites questions idiotes
Je m'ammuse à regarder leur visages dans la vitre sombre du plat-fond.
Puis la question bête, anodine:
"Qu'est ce que l'Histoire?"
le petit Jean prend la parole...
...et c'est toute la sagesse du monde que ces petites bouches révelent
J'en reste bouche bée
...élipse...









Je me réveille
Ne me souvient plus du sens du monde. Mais comprend que j'ai rêvé. Que j'étais seule à rêver. Que j'étais seule dans mon rêve. Que c'est moi qui ai parlé
Que c'est moi qui connait le sens du monde

Avant que je l'oublie
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# Posté le mercredi 26 août 2009 05:35

Modifié le mardi 08 septembre 2009 11:09